Une femme du Gansu succombe à un harcèlement à long terme, quelques mois après l’installation de caméras de surveillance dont l'objectif était pointé sur son appartement

Plusieurs mois avant sa mort, la police a installé davantage de caméras de surveillance dans son immeuble pour l’espionner.


Mme Kang s’est un jour souvenue: " La persécution a exercé une pression inimaginable sur ma famille. Le fardeau mental était dévastateur. Quand mon père a dû signer un de mes avis d’arrestation, il a fondu en larmes. La persécution a eu de lourdes répercussions sur sa santé. Son cœur et ses poumons ont commencé à défaillir, et il est finalement décédé.


" Après que ma mère a assisté à plusieurs de mes arrestations, elle commençait à trembler chaque fois qu’elle voyait la police, craignant que je ne sois arrêtée à nouveau. Elle vivait tous les jours dans la peur. Quant à ma fille, elle a éclaté en sanglots plusieurs fois après que j’ai été arrêtée."


La pratique du Falun Gong raffine l’esprit et le corps
Mme Kang, de l'agglomération de Lanzhou, province du Gansu, était très faible. En avril 1997, après avoir appris le Falun Gong, elle était pleine d’énergie.


Les enseignements spirituels du Falun Gong ont également élargi son esprit. Elle a expliqué : " Le Falun Gong enseigne Vérité-Bonté-Tolérance et à être bon avec tout le monde. Pour être une bonne personne, il faut valoriser la vertu. Le vrai bonheur ne s’obtient pas par la lutte. Être égoïste ne fait que rendre l’ esprit plus étroit, moins satisfait de sa propre vie, et moins tolérant quand on est mal compris. Quand je mets un point d’honneur à vivre selon Vérité-Bonté-Tolérance, je me sens paisible et calme. "


Suspendue dans le camp de travaux forcés
En 1999, après que le régime communiste a commencé à persécuter le Falun Gong, de nombreux Chinois ont été trompés par sa propagande calomnieuse au sujet de la pratique. Afin de clarifier de la vérité concernant le Falun Gong, Mme Kang a distribué des documents d’information à ce sujet, pour que cela soit rapporté et arrêté. La police l’a détenue durant la nuit au poste local, puis l’a emmenée au centre de détention de Xiguoyuan, où elle a été détenue pendant quatre mois.


Dans le centre de détention, Mme Kang a été forcée de trier des graines de pastèque du matin au soir. Sa myopie lui rendait cette tâche très difficile.


En décembre 2000, Mme Kang a été condamnée à une peine d’un an et deux mois dans le camp de travaux forcés n° 1 de la province du Gansu, également connu sous le nom de camp de travaux forcés de Ping’antai. Tous les pratiquants du Falun Gong ont été détenus dans le 7e quartier du camp. Le directeur Dai Wenqin, l’instructeur Jing Xuefeng et les chefs de division Gu Yanling, Hu Ruimei et Li Xiaojing étaient tous actifs dans la persécution des pratiquants.


Dès l’arrivée de Mme Kang, les gardiens l’ont fouillée et pris des dispositions pour qu’une détenue la surveille 24 heures sur 24. La détenue dormait sur le même lit d’une personne avec elle et s’occupait aussi de ce qu’elle portait et mangeait.


Mme Kang était forcée de se lever tôt le matin et de travailler jusqu’à midi. Après une courte pause déjeuner, elle devait travailler à nouveau dans l’après-midi. Hormis le dimanche, elle devait, effectuer tous les jours, des travaux agricoles intensifs. La qualité de la nourriture qu’on lui donnait était mauvaise et parfois, pas entièrement cuite.


Malgré le froid, Mme Kang et les autres détenues devaient faire leur lessive à la main dehors avec de l’eau glacée. Elles n'avaient pas non plus d’eau chaude pour les douches. Après le dîner, on lui ordonnait de réciter les règles de la prison. Lorsqu’elle insistait sur le fait qu’elle n’avait rien fait de mal et refusait d’obtempérer, les gardes la forçaient à rester debout jusqu’à minuit, presque tous les jours.


Reconstitution de torture : Suspendue

Pour tenter de forcer Mme Kang à écrire une déclaration par laquelle elle renonçait au Falun Gong, les gardes l’ont enfermée dans une pièce sombre, où les fenêtres étaient couvertes de journaux. Ils lui ont attaché les mains dans le dos et l’ont suspendue, le bout de ses orteils touchant à peine le sol. La douleur était atroce. Puis ils ont demandé à une détenue de lire un livre calomniant le Falun Gong à côté d’elle. Mme Kang a expliqué, qu’aucun mot ne pouvait décrire sa souffrance à ce moment-là


Mme Kang est rapidement tombée dans un état semi-conscient. Elle ne savait pas combien de temps les gardes l’avaient suspendue. Peu de temps après l’avoir laissée retomber, ils ont répété la torture et l’ont suspendue à nouveau. Elle a perdu le compte du nombre de fois où elle était suspendue ou le nombre de jours qu'a duré la torture.


Au moment où elle est sortie de la chambre sombre, elle était incapable de bouger ses bras. Malgré cela, les gardes lui ordonnaient toujours d'effectuer le travail forcé. Parce qu’elle ne pouvait pas le faire, les gardes l’insultaient. Dès qu’elle s’est rétablie, les gardes l’ont forcée à fabriquer des nattes de paille ou à déterrer des racines d’arbres.


Ils ont également forcé tous les pratiquants du Falun Gong à assister à des séances de lavage de cerveau calomniant le Falun Gong. Mme Kang ayant refusé de prendre des notes, les gardiens ont incité les détenues à la battre.


Mme Kang s’est souvenue que les gardiens prélevaient souvent des échantillons de sang des pratiquants. Pensant que c’était pour des raisons de santé, les détenues se plaignaient souvent auprès des gardiens, exigeant de savoir pourquoi on ne leur avait jamais fait de tests sanguins. Mais lorsque le prélèvement criminel d’organes a plus tard été exposé, Mme Kang a frémi à l'idée qu’elle avait failli devenir une de ces victimes tuées pour leurs organes.


Le Centre de lavage de cerveau
Pour avoir refusé de renoncer au Falun Gong, mme Kang a été directement emmenée dans le Centre de lavage de cerveau de Hualinshan, juste après la fin de sa peine dans le camp de travail. Elle a été détenue dans le centre de lavage de cerveau durant quelques mois.


Le 2 mars 2003, peu après sa libération, elle a de nouveau été arrêtée et admise dans le centre de détention de Xiguoyuan. Lorsqu’elle a refusé de répondre à l’appel, les gardes l’ont menottée et enchaînée. Ils l’ont gardée enchaînée pendant une longue période de temps.


Harcèlement incessant
En 2015, des pratiquants du Falun Gong, dont Mme Kang, ont porté plainte contre Jiang Zemin, l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois qui a ordonné la persécution du Falun Gong.


Le 9 juillet 2015, deux fonctionnaires se sont rendus au domicile de Mme Kang. Seule la mère de Mme Kang était présente, alors ils sont partis, seulement pour revenir le lendemain alors que la nièce de Mme Kang était toute seule. Ils ont déclaré qu’ils voulaient que Mme Kang vienne à leur bureau pour signer un document. L’adolescente a répondu : " Pourquoi continuez-vous à venir ici? S’il vous plaît, ne venez plus. C’est trop pour notre famille."


Le 15 février 2017, lorsque Mme Kang a déposé une demande pour un logement locatif abordable, le directeur du comité résidentiel lui a demandé si elle pratiquait encore le Falun Gong. Mme Kang ayant refusé de coopérer, il a appelé la police et ils l’ont arrêtée.


Le policier a prétendu qu’il venait de commencer à travailler dans la région. Il a demandé les renseignements personnels de Mme Kang et son adresse. Il l’a également prise en photo sans son consentement.


Le 27 avril 2017, la police l’a vue de nouveau et lui a demandé de se présenter au poste de police. Elle a refusé d’obtempérer.


Fin 2018, les membres du personnel de la police et du comité résidentiel ont de nouveau harcelé Mme Kang et fouillé son domicile.


En avril 2019, la police a installé des caméras de surveillance à l'intérieur de l'ascenseur de l'immeuble de Mme Kang et près des lampadaires, l'objectif étant dirigé droit vers la porte d'entrée de son appartement.


Deux semaines plus tard, le soir du 28 avril 2019, alors que Mme Kang montait dans un train pour Shanghai, elle a été arrêtée par la sécurité du train. Les agents ont fouillé ses bagages et ont confisqué son téléphone portable, son ordinateur, son disque dur portable, son lecteur multimédia, ses livres de Falun Gong, sa tablette et 7 000 yuans en espèces.


La police a également fouillé Mme Kang et l'a enfermée dans une cage pendant huit heures. Des agents du poste de police local sont ensuite venus la chercher et l'ont retenue au poste de police pendant la nuit. Le lendemain, ils ont prélevé un échantillon de son ADN et ses empreintes digitales contre son gré.


Après un examen physique, elle a été emmenée au centre de détention de Qilihe et détenue pendant 15 jours.


Après sa libération le 14 mai, elle a été suivie tous les jours lorsqu'elle sortait. La police et les membres du comité résidentiel se sont relayés pour la harceler chaque mois. Les responsables de la gestion immobilière de son lotissement ont également commencé à surveiller ses activités quotidiennes.


En août 2019, trois policiers se sont rendus au domicile de Mme Kang et l’ont interrogée. En septembre 2019, une mini caméra de surveillance a été installée à l’entrée de son immeuble.


Le 6 novembre 2020, Mme Kang a trouvé d’autres caméras de surveillance à l’entrée et aux premier et deuxième étages de son appartement.


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Version chinoise :
曾遭多次吊铐折磨 甘肃法轮功学员康茜华含冤离世 【明慧网】 (minghui.org)

Version anglaise :
Gansu Woman Succumbs to Long-term Harassment, More Surveillance Cameras Installed Nearby Months Before Her Death | Falun Dafa - Minghui.org

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